Fleuves de lumière
L'énergie dépensée par les écrans de veille par les yeux lumineux de tous ces appareils, cette électricité grésillant dans la nuit... Je ne me résous pas à tuer ce qui luit. Ces halos bienveillants font reculer le noir, l’obscurité vaincue attend dans le couloir. Je ne peux m’endormir qu’à la luminescence des objets palpitant d’une infinie présence. Il est fini le temps des bougies vacillantes Des faibles flammes bleues, espérance hésitante. La terre vue du ciel, dans le sombre univers, fait briller sans répit ses fleuves de lumière.








